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Analyse d’une peinture: Delivrance

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Delivrance: peinture gabonaise
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Auto-analyse de l’oeuvre Delivrance: peinture du Gabon

Caractéristiques:

Peinture sur toile,

Format raisin (50X65cm),

Auteur: Frédéric MEBIAME NZENG

Date: le 04 avril 2014,

Lieu: dans le cadre du cours : Esthétique des arts visuels, Ecole Normale Supérieure (Libreville).

Son titre: Délivrance.

Delivrance: peinture gabonaise

 

Que représente « Delivrance », selon son auteur: résumé?

La toile traite de la delivrance de l’art africain, après que Plablo Piccaso ait fait sa rencontre dans le musée du Trocadéro connu de nos jours sous le nom de Musée des arts premiers. Ainsi, nous pouvons observer un pont, une chaîne brisée liée a un flambeau de liberté, un ciel sombre et un autre très éclairé, et enfin des œuvres d’art africains ayant tous des anneaux angéliques au dessus de leurs têtes, sortant d’une grotte obscure.

Petite description formelle de « Delivrance »

L’image est cadrée à l’horizontal et les éléments qui la composent sont organisés en perspective oblique. Ils ont été aménagés en trois paliers: la chaine brisée, tenant l’emblème de la liberté en avant-plan, les œuvres d’art en second plan et le ciel en arrière plan.

La poésie de la toile.

Cet image des œuvres d’art provenant de l’obscurité et qui connaissent nullement la liberté, suggèrent à la fois un choc, un paradoxe sur la nature de l’art et la captivité culturelle.

Le tableau est riche en significations mais polysémique et connoté. Il représente l’allégorie de l’épanouissement de l’art africain après son apologie faite par Pablo Picasso, suite à cette rencontre prodigieuse faite dans le musée du Trocadéro. Les figures de style employées ici servent a modeler la fin d’esclavage et la prise en considération de cet art sacré. Cette delivrance n’est pas directement représentée, c’est une ellipse.

Cependant, elle est suggérée par la métaphore d’explosion d’une chaine, celle de la transition à travers un pont, traduisant le passage d’une forme de vie à une autre. Et aussi, par la métaphore de la sortie des ouvres d’arts d’une grotte obscure (le Trocadéro), pour accéder a la lumière du jour, à la reconnaissance, à l’identification, à l’épanouissement, au savoir et donc a la vérité.

La chaine brisée liée à un flambeau de liberté observée en premier plan de « Delivrance » est une hyperbole. Elle met en évidence la fin de l’idée d’emprisonnement de l’art africain. Les cercles et triangles violets qui décorent le pont sont aussi une métaphore, qui consiste à montrer que le passage dont on fait allusion n’est pas n’est pas une action physique, c’est plutôt une transition spirituelle, métaphysique ou idéelle dont il est question.

Piccaso a décelé que les personnes « mal intentionnées » avait fait des publications erronées et accusatrices sur l’art africain ; certains qualifiaient ces productions d’esprit de fétiches, alors que c’étaient «des petits Jésus» d’après Piccaso. On peut déduire que l’art africain a été innocenté. D’où l’emploi de diverses métonymies, à l’instar des anneaux d’excuses, d’apologies et de décharges flottant au dessus des œuvres artistiques, et des sourires esquissés par ces œuvres.
La représentation de la chaîne tenant dans sa main le flambeau de la liberté est un oxymore. L’association de ces deux éléments contradictoires montre le processus de transmutation de l’assujettissement en liberté.

Par ailleurs, nous avons la présence de plusieurs antithèses pour distinguer le monde assombri et subordonné d’où vient l’art africain, au monde de lumière qui lui a permis d’acquérir aujourd’hui le statut d’art premier. Ainsi, nous pouvons distinguer:

  •  Le ciel clair à gauche, du ciel sombre du coté droit.
  •  Les œuvres éclairées a gauche, des œuvres toutes noires vues a droite.
  •  Les couleurs bleu-clair et jaune ocre à gauche, symbolisant respectivement la liberté, la fertilité ou productivité, et l’espoir et l’éclat du soleil. Opposées au coulé rouge et marron observé a droite du tableau. Ce coulé choquant représente les lueurs de calamité, de mésaventures, d’humiliation, de subordination, d’incarcération et d’injustice qui prévalaient sur les objets d’arts d’Afrique avant sa reconnaissance, son identification comme art vénérable par Picasso.

Enfin, la métaphore d’explosion lumineuse qui brise la chaîne et qui éclaire les œuvres d’art traduit et résume en même temps la délivrance de l’art africain, Pablo Picasso y étant identifier.

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