Le marché de l’art africain dans le monde

Le marché de l’art africain dans le monde. Des échanges commerciaux entre les pays africains et le monde augmentent et cela est particulièrement visible sur le marché de l’art. Selon un rapport publié en juin dernier par la Fondation jury d’Afrique, la valeur des exportations artistiques africaines a atteint 234 millions de dollars en 2017, soit une hausse de 47% depuis 2015.

Comment se porte le marché de l’art africain ?

Le marché de l’art africain dans le monde est en pleine croissance. Les ventes ont augmenté de 25% sur un an, selon l’organisation conservatoire des arts et traditions populaires du continent (OCATP), et les investisseurs affluent. Autant d’explications à cette forte demande pour les œuvres issues des pays du continent. Ces derniers temps, le marché a notamment attiré les investisseurs chinois, notamment à travers la création d’une filiale de la banque chinoise CITIC en Afrique centrale. Mais aussi des particuliers amateurs qui veulent acquérir des œuvres qu’ils trouvent attractives ou qui souhaitent soutenir les artistes africains.

Pourquoi les objets d’art africain coutent aussi cher ?

Le marché de l’art africain dans le monde est particulièrement florissant et cela se voit en termes de prix. Les objets d’art Africains, parfois très anciens, valent souvent des millions et des millions de dollars. Pourquoi est-ce que les objets d’art Africains content aussi cher ?

En mars 2022, un masque fang du Gabon, le Ngil, a été vendu aux enchères pour 4.2 millions d’euros (2.746.242.744 FCFA).

C’est un masque de la société secrète du Ngil du Gouverneur Fournier, il a pulvérisé son estimation de 300.000/400.000€ pour atteindre 5.250.000€ (soit 4,2 millions hors frais de vente). Il talonne de très près le record mondial pour un masque Fang détenu par celui de la collection Vérité vendu 5,75 millions d‘euros en juin 2006.

Ce masque sculpté à la fin du XIXe siècle, acquis au Gabon entre 1917 et 1918, a été rapporté par le gouverneur René-Victor Edward Maurice Fournier (1873-1931), et conservé dans la maison familiale depuis les années 20.

Source: france3-regions.francetvinfo.fr

Quel est le masque africain le plus cher du monde ?

D’après l’un des experts en la matière, le masque africain le plus cher est celui du « Yaka Man », une figure sculptée en bois de douze mètres de haut, décrite comme étant « la reine de la chasse ». Ce masque est estimé à plus de 1,5 million d’euros.

Les pays africains peuvent-ils poursuivre les pays occidentaux pour spoliation ?

Les pays africains peuvent-ils poursuivre les pays occidentaux pour spoliation ? L’affaire des œuvres d’art volées en Afrique du Sud a attiré l’attention sur la question. Pendant des années, les grandes galeries et collections occidentales ont pillé les musées et sanctuaires sacrés africains, sans jamais être inquiétés.

Les Africains eux-mêmes n’ont pas été capables de protéger leurs propres collections. Les collections publiques africaines sont presque inexistantes comparées aux collections privées qui se trouvent à l’abri des lois et réglementations. Ces dernières années, des organisations comme ont essayé de sensibiliser les gouvernements à la nécessité de protéger les arts africains.

Comment le marché de l’art africain peut booster l’économie des pays africains ?

Le marché de l’art africain dans le monde est un secteur dynamique et émergent. Il représente aujourd’hui une valeur de plus de 3,2 milliards de dollars et devrait atteindre 6,5 milliards de dollars d’ici 2025.

Ces chiffres soulignent la vitalité du secteur et sa capacité à contribuer significativement à l’économie des pays africains. En effet, l’art est un vecteur puissant de développement économique et un outil important pour promouvoir le tourisme, les affaires et la culture. Il favorise également la cohésion sociale et renforce les liens entre les communautés.

Pourquoi créer un musée des arts africains en Afrique ?

Le marché de l’art africain dans le monde est très important. Ces dernières années, on observe une forte progression du commerce international des arts africains. Cela s’explique en grande partie par la qualité et l’originalité des produits artistiques africains, qui font de ce continent un lieu incontournable pour les collectionneurs et les experts. Pourquoi créer un musée des arts africains en Afrique ?

Les raisons sont nombreuses. Les Africains constituent une population jeune et dynamique, avec un potentiel immense pour développer les industries culturelles. Les musées qui réuniraient les produits artistiques issus de toutes les régions du continent seraient donc plus riches en échangeant leurs connaissances et en mutualisant leurs expériences. Ils permettraient également aux Africains de montrer à la planète entière qu’ils ont une histoire singulière.

Quel est le meilleur pays africain pour accueillir un musée international des arts du continent ?

Afrique du Sud est un pays qui possède un riche patrimoine culturel. Elle est également une destination privilégiée pour les musées et les artistes africains, car elle dispose d’un large réseau de galeries et de centres d’exposition. La République Démocratique du Congo est une autre destination importante pour les musées, car elle contient beaucoup de sites archéologiques et historiques.

Redistribuer les revenus issus du tourisme artistique et culturel dans toute l’Afrique

Le marché de l’art africain dans le monde est en pleine expansion et soutient une activité culturelle riche et diversifiée. Les États membres de l’Union africaine ont besoin de soutien financier pour encourager les artistes locaux et promouvoir la diversité culturelle. Les donateurs privés devraient également être impliqués dans ce projet car ils ont un impact positif sur les sociétés locales.

Il serait intéressant en effet d’accueillir un musée internationale  des arts africains sur le continent. Bien sûr, le choix du pays poserait un problème car guider par l’égoïsme des nations. mais au-delà de ce fait, cela contribuerait et permettrait de recueillir des fonds globaux issus du tourisme artistique et des les redistribuer aux pays membres, c’est à dire, ceux ayant des collections dans le musée.

L’autre approche serait de faire en sorte que toutes les œuvres d’arts volées aux africains par les Occidentaux soient restituées aux nations respectives, après que ces dernières aient construit des structures de standing international pouvant les accueillir et les conserver convenablement.

Dans les deux cas, seule la volonté politique, l’orgueil et l’esprit patriotique et panafricaniste peut rendre cela possible. Cela permettre véritablement de booster le tourisme artistique et culturel en Afrique.

Conclusion

Les artistes africains représentent une part importante du marché de l’art mondial. Les œuvres d’art produites en Afrique ont été vendues à des prix élevés dans le monde entier, particulièrement aux Etats-Unis et en Europe. La demande pour les arts africains est essentiellement due au fait que ces peintures et sculptures soulignent la culture, les coutumes et les traditions locales.

Lire aussi:

  1. Picasso et le masque kota ou le motif gabonais dans l’art occidental
  2. Picasso et sa rencontre avec l’art africain au musée du Trocadéro
  3. Analyse d’une peinture: Delivrance
 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.