Quels sont les grands défis de l’éducation au Gabon et même dans l’école africaine?

Le président Akufo-Addo du Ghana s’est adressé avec passion à l’auditoire lors de la conférence du Partenariat mondial pour l’éducation à Dakar au début du mois de février 2018, il a parlé avec passion de la situation de l’éducation en Afrique. Selon lui, les discussions sur l’éducation ne devraient pas seulement porter sur l’accès à l’éducation, mais aussi sur la qualité de l’enseignement dispensé.

Les défis de l' éducation au Gabon

Beaucoup de choses ont changé au cours des dernières années, de nouvelles compétences doivent désormais être pertinentes dans la main-d’œuvre du 21ème siècle. Il est vrai que de nombreux enfants d’Afrique subsaharienne sont maintenant inscrits dans l’enseignement primaire. Cependant, beaucoup d’entre eux finissent leur scolarité sans avoir réellement appris les compétences de base en lecture et en mathématiques. L’ONU attribue cela à de mauvaises conditions d’apprentissage, à des enseignants insuffisamment formés, mais aussi à l’abandon des parents dans leur rôle de premiers éducateurs.

Arrêtons-nous une seconde et demandons: Comment les étudiants peuvent-ils apprendre les TIC dans les écoles sans électricité ou accès à Internet?

Des questions qui peinent la réalité de l’éducation au Gabon

Les élèves des écoles publiques peuvent-ils rivaliser avec leurs homologues des écoles privées standard (standard parce que même de nombreuses écoles privées réputées ont le même faible niveau d’instruction que les écoles publiques)?

Si les laboratoires ne sont que des musées car les expériences ne peuvent y être menées? Comment les élèves comprennent-ils ce qui est enseigné lorsqu’ils apprennent sous la chaleur du soleil? Comment les étudiants peuvent-ils exceller quand il n’y a pas de bibliothèques ou que les bibliothèques sont remplies de matériels obsolètes?

Comment les filles peuvent-elles aller à l’école alors qu’il n’y a pas de bonnes installations sanitaires qu’elles peuvent utiliser pendant leurs moments personnels? Comment les filles peuvent-elles exceller à l’école, si elles sont plus préoccupées par leur apparence et par le regard des garçons, par  que par leur avenir?

Comment les étudiants peuvent-ils exceller quand ils ont entassés dans des salles tels des sardines dans une boîte? Comment les étudiants peuvent-ils exceller lorsque les bibliothèques sont remplacés férocement par des fascicules commercialisés par des professeurs?

Comment les élèves peuvent-ils exceller s’ils refusent à chaque fois de reprendre une classe lorsqu’ils n’ont pas pu obtenir la moyenne requise pour passer en classe supérieure? Comment les élèves peuvent-ils exceller lorsque les parents ne s’occupent même plus de ce qui se passent dans la vie scolaire de leur progénitures?

Comment les élèves gabonais peut-ils exceller lorsqu’il y a visiblement un problème managérial au sein de beaucoup d’établissements scolaires du pays?

Enfin, comment les étudiants peuvent-ils exceller, lorsqu’ils n’ont que pour seul alternative (à 90%): les séries littéraires, représentées par une seule université nationales pour tous les étudiants du Gabon; comment peuvent-ils exceller lorsqu’ils accordent plus d’importance à la note plutôt qu’à la compréhension et au véritable apprentissage?

Ceux-ci et bien d’autres sont les réalités de l’institution éducative au Gabon. Il n’est donc pas étonnant de constater la chute vertigineuse du rendement scolaire au Gabon depuis déjà plus de 10 ans.

Mais que pouvons-nous faire pour améliorer l’image de l’éducation au Gabon en particulier et en Afrique en général?

Comme l’a déclaré le président Akufo-Addo lors de cette conférence de Dakar, l’Afrique ne peut pas continuer à dépendre de l’extérieur pour financer notre éducation. En vérité, que se passe-t-il quand ils menacent de s’arrêter ou qu’ils arrêtent réellement l’afflux de fonds? Le continent dispose de ressources financières suffisantes pour parvenir à une éducation de qualité si les sorties de capitaux illicites sont bloquées et redirigées pour une meilleure utilisation. Cela signifie que la corruption doit disparaître pour parvenir à une éducation de qualité.

En outre, les opportunités offertes par les associations parents-enseignants, les associations d’anciens élèves et les organisations de la société civile devraient être explorées en plus du financement gouvernemental. fournir les commodités nécessaires à un apprentissage de qualité.

Un complète réforme dans les programmes d’apprentissage et le développement véritable de l’entrepreneuriat s’impose!

Pour prévenir la réapparition des jeunes diplômés bien et mieux formés et dans l’attente d’un système d’emploi véritable, il est nécessaire de revoir urgemment nos programmes d’apprentissage dans le but véritable d’initier les apprenants aux savoirs et savoirs-faire adaptés à leur temps. Nous sommes à l’heure de la technique, de la technologie, à l’heure du numérique et il est plus que nécessaire et urgent d’intégrer ces domaines dès la classe de sixième.

Il est aussi urgent d’intégrer l’esprit d’entreprise à l’apprentissage pour développer une communauté de diplômés autonomes et orientés vers l’entreprise.

En outre, encourager l’éducation par l’octroi de bourses à différents niveaux et l’octroi de bourses de recherche aux étudiants renforceront l’intérêt des jeunes pour l’éducation.

Enfin, créer des universités techniques et technologiques dans les provinces du Gabon et inciter les jeunes à s’intéresser aux nouvelles technologies depuis la 6e serait plus que favorable l’émancipation de l’éducation au Gabon.

Le grand problème du Gabon

Le grand problème dans l’éducation au Gabon et je dirais même pratiquement dans toutes les administrations, de la Présidence de la République jusqu’à la chefferie du quartier, c’est qu’on est ennemi du progrès, ennemi de la résolution des problèmes, ennemi de toutes personnes ou toutes entreprises visant à faire évoluer les choses.

En somme, si tu as une idée pour résoudre un problème, met ton idée à exécution, à condition que tu ne touche pas à l’argent de la “Super Minorité” Les gens pensent souvent qu’ils sont propriétaires d’une administration, d’une caisse, d’un projet, etc. C’est la jalousie et l’égoïsme qui fait la loi! Tant qu’on ne change pas de mentalité, rien ne changera!

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