Pourquoi les gabonais s’insurgent contre la dépénalisation de l’homosexualité ?

Des homosexuels votent une loi pour la dépénalisation de l’homosexualité à Libreville au Gabon, en contradiction avec la nature, la tradition, les coutumes locales et africaines

Une vague d’indignation outrancière s’est invitée au débat public depuis l’adoption par la chambre basse du parlement de la dépénalisation de l’homosexualité, le 23 juin dernier. C’est un véritable pavé jeté dans la mare, qui marque le début du conflit qui oppose gouvernants et populations. Tandis que, le pouvoir  en place avance l’argument de liberté individuelle, le camp d’en face la rejette en bloc et s’apprête à aller en croisade pour le préservation de son héritage socio-culturel longtemps érigé comme fondement sociétal. Dépénalisation de l' homosexualité au Gabon

C’est fort des pouvoirs qui lui sont conférés que le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, s’est présenté fièrement mardi dernier, le torse bombé devant les députés avec son projet funéraire en main. Malheureusement, derrière leurs belles écharpes d’élus, se cachent des loups dont le déguisement ne trompe plus personne sur leur désir noir de brocantiers de valeurs ancestrales au prétexte farfelu de “modernisme ” dont eux-mêmes ignorent les tenants et aboutissants.

À l’instant où ce texte est passé devant les députés, une horde d’appel au rejet systémique lancé par les électeurs sur les réseaux sociaux ne sait pas fait attendre. Après adoption de ladite proposition de dépénalisation de l’homosexualité, de virulentes remontrances ont été adressée à l’endroit des représentants du peuple qui ont voté pour d’une part et d’autre part ceux qui se sont abstenus.

De mémoire, jamais pareil exaspération n’a été aussi commentée après une proposition de texte par la société gabonaise dans son ensemble. La société civile, confessions religieuses, personnalités publiques, parties politiques, et autres leaders d’opinions se sont donnés le mot pour condamner avec la dernière énergie ce projet déjà en route pour le Sénat afin que cette pratique aux antipodes de nos valeurs traditionnelles soient officieusement autorisée.

C’est fort de son histoire culturelle que les gardiens du temple, Gabon, s’élèvent pour interpeller ceux qui ont la charge de protéger ce pays de mettre interne à la violation des valeurs morales à laquelle nous assistons actuellement, au prétexte d’arguments fallacieux et irrecevables.

L’Homosexualité est une déviance occidentale

« L’homosexualité n’est pas africaine » est tout de même ce que l’on entend le plus, rappelle Michelle Bourelly dans son ouvrage “L’homosexualité n’existe pas en Afrique “. D’autres mêmes vont jusqu’à affirmer que « c’est une maladie de Blancs ». En Afrique, au-delà des mouvements intégristes religieux bien campés sur des positions dogmatiques, les populations sont enclines à considérer que l’homosexualité demeure une « déviance européenne ».

En effet, le continent africain, reconnu par sa tradition orale, fait majoritairement référence à la pratique d’une sexualité entre personnes de sexe homogène lorsqu’il s’agit de personnes étrangère.

À cet effet, le sociologue Charles Gueboguo, fait remarquer que depuis l’époque coloniale certains auteurs soutiennent que les quelques rares cas de «vices sexuels» observés en Afrique étaient dus à l’influence coloniale, comme le démontre ces propos : « deux vices très répandus dans les sociétés civilisées : onanisme et sodomie, étaient entièrement inconnus (en Afrique chez les Bantous) avant l’arrivée de la « civilisation ». Il n’en n’est plus malheureusement ainsi ». C’est dire que pour ces auteurs, l’homosexualité apparaissait comme le « propre des cultures très civilisées et très policées des peuples blancs », a ajouté l’universitaire.

Les rites et croyances en gardiens du temple ancestrale

Le peuple gabonais, dans sa majorité s’appuie sur les croyances mystico-spirituelles depuis la nuit des temps. A cet effet, toutes croyances contraire à celle-ci est sujette au bannissement pur et simple. La forte implantation culturelle gabonaise dans laquelle baigne une soixantaine d’ethnie conforte cette position. Aucun peuple ne tolère la fornication de deux être semblables. Celui ou celle qui oserait s’y prêter officiellement ou officieusement s’exposerait à de lourdes sanctions de la part de la communauté. Allant de l’exclusion à la malédiction du village voir même du clan.

Considéré comme véritable abomination, cette alliance contre nature, n’a pas de place dans la société traditionnelle gabonaise. Personnes ne souhaite être écarté, rejeté des siens pour avoir offensé dame nature,  qui jusqu’à présent à travers ses nombreuses représentations à toujours suscitée l’harmonie entre le masculin et le féminin dans ses moindres facettes.

De plus, il faut le reconnaître l’univers sexuel africain pour des raisons diverses, depuis l’ère de la violation missionnaire demeure entouré de tabous, à l’instar d’autres régions du monde. En Afrique, généralement la question de sexe se pratique davantage qu’elle ne se raconte. Comment comprendre qu’un peuple qui aborde rarement un sujet qui touche à l’intimité peut-il s’adonner à des pratiques telles le sexe entre personnes de même sexe ?

Les épopées, les mythes et les contes symboles à juste titre de seuls témoins des pratiques passées africaines n’ont jamais mentionné l’histoire de deux animaux ou personnes de mêmes sexes qui auraient entretenus une relation amoureuse. Fort de ce conservatisme patrimonial, il faut reconnaître que les peuples africains ont toujours été animés par un désir de besoin de reproduction plutôt que quête de plaisir sexuel, laissé aux bons soins d’hommes plus civilisés.

L’église catholique objecte également l’homosexualité

Si même l’église dont l’arrivée coïncide avec la venue de ses habitudes sexuelles tordues fit irruption en Afrique, monte au créneau pour manifester sa désapprobation face à la position des membres du Parti démocratique gabonais (PDG), a permis par ce vote au satanisme de s’inviter sur une terre bénite.

Les “saintes écritures “, blâme sévèrement toutes manoeuvre qui vise à entacher le fonctionnement normal de l’ordre divin. L’archevêque de Libreville, dans une missive rendue publique ce 24 juin 2020, marque son ressentiment en ces mots: Au nom de la sagesse de nos ancêtres, contenue dans nos diverses cultures, qui célèbre la Vie, l’Amour, la Famille, nous disons NON à la dépénalisation de l’homosexualité.

En effet, il est écris noir sur blanc dans la Bible, notamment dans la Genèse que la personne humaine est crée “homme et femme “. A cet effet, dans Levetique (18:22) il est dit: tu ne coucheras point avec Un homme comme tu couches avec une femme, c’est une abomination “.

Mgr, Patrick Iba Ba, étaye son argumentaire en martelant que l’homosexualité est loin d’être un droit humain mais plutôt une”aliénation qui nuit gravement à l’humanité car fondée sur aucune valeurs propre à l’être humain”. Pour clore son propos, il convie les autres confessions religieuses à se joindre à ses prières afin d’implorer le pardon du Seigneur.

Ces satanistes mués en faux défenseurs de droits individuels qui défilent depuis quelques temps sur la toile pour justifier l’injustifiable, maquillent leurs souhaits maléfiques de voir nôtre beau pays se travestir  en acceptant sur notre territoire des uses et coutumes qui ont été à l’origine de descente aux enfers de certaines pays dit “évoluer”. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une légalisation à proprement dite, il est connu de tous que ce qui n’est pas interdit par la loi dans l’esprit est permis. La légalisation de l’homosexualité au Gabon à court terme est sans nul doute la prochaine étape de ses “perfides et sorciers” personnages qui veulent transformer ce pays en Sodome et Gomorrhe.

Le peuple gabonais, aujourd’hui est face à un tournant majeur de son histoire et c’est à lui de se lever pour dire “NON. Peu importe, où qu’il soit chacun doit pouvoir dire “NON ” aujourd’hui et jamais afin que ces cris de cœur soient entendus vers qui de droit.

 

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