Le 30 janvier dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mettait en garde les Etats membres quant à l’urgence sanitaire du coronavirus. A ce jour, près de 43 % de la population mondiale vit confiner.  Bien que le télétravail n’a jamais été expérimenté à ce niveau, il était impératif pour des pays tels que le Gabon de s’y conformer afin de limiter les dégâts économiques liés à cette pandémie.

Pour des raisons de restrictions de mouvement imposé par l’instance faîtière de la santé dû au Covid-19, l’Oms a recommandé qu’il fallait une cessation d’interaction entre personnes pour limiter la propagation de ce virus.

Puisque, le ¾ des familles sont cloîtrées chez elles, il fallait bien continuer a faire fonctionner certaines entreprises et institutions indispensables c’est pourquoi pourtant pas préparer ces dernières ont fait appel à leur Direction chargée des systèmes d’information afin de faire face à  des solutions telles que le télétravail.Télétravail en Afrique

Pour se faire, l’Organisation internationale du travail (Oit), a suggéré l’option du télétravail afin de pallier à l’épineux problème de distanciation sociale. Cette situation, bien qu’elle soit inédite pour les africains, il faut reconnaître que cette voix était plus que nécessaire pour tenir les économies africaines qui peinent à trouver un équilibre en temps d’accalmie.

La cybercriminalité favorise la réticence au télétravail…

En un temps record, le tissu socio-économique s’est détérioré à une vitesse exponentielle. Ainsi, afin de ramener la sérénité dans certaines entreprises quand à l’idée de licenciement ou de faillite, le télétravail s’est avéré être le moyen le plus rassurant.

Mais cette voix, n’est pas sans risque car cette démarche s’est faite de manière spontanée et pourrait donner l’occasion à des cyber criminels de s’infiltrer dans des failles de sécurité.

Ces risquent sont causés par le fait que des collaborateurs en Télétravail sont connectés à leur entreprise via un accès internet. Dès cet instant, il apparaît clairement que la confidentialité des données,  l’intégrité des échanges et la mise disposition du système d’information deviennent vulnérables à toute attaque.

C’est pourquoi maîtriser la confidentialité du transit d’informations (des collaborateurs) véhiculant par le biais d’Internet ne doit pas être accessible à des tiers non autorisés. Mais tout cela suggère du temps et des moyens dont ne disposent pas forcément des entreprises africaines qui sont comprises pour la plupart entre des PME ou TPE .

Le manque digitalisation de l’administration pose problèmes  aux télétravailleurs gabonais…

Au 21ème siècle, la plupart des administrations publiques accuse du retard sur la digitalisation de ses services. Cette posture, moyenâgeuse contraint les usagers à s’en remettre à la lenteur des agents publics enclin à avoir recours aux voies qui ternissent l’image du pays notamment le réseautage, à la  corruption ou encore à la politique du nom pour bénéficier d’un simple suivi de dossier.

Comment comprendre qu’à l’ère du numérique certaines grandes  entreprises, administrations et même institutions de la République ne disposent pas de moyens de communication digitale ?

Cette interrogation nous fait aisément comprendre que le mal est plus profond qu’on le pense. A côté de l’absence de ses outils technologiques, il faut noter également le manque de formation de ce personnel qui est vieillissant et parfois régissant à la technologie. Si, le personnel parvient à être formé il y a les difficultés liées à l’accès à un matériel informatique de qualité qui va s’ajouter.

Le sempiternel problème d’accès à une connexion sans fil de qualité est sujet à débat. Avec autant de problème on peut déduire que la situation du Gabon en dépit des efforts de certaines structures qui sortent du lot est très inquiétante en ces moments de crise sanitaire.

Cette volonté de faire bouger les lignes ne peut avoir un impact conséquent avec des gouvernants qui traînent le pas volontairement en empêchant ainsi le pays de s’arrimer aux normes internationales qui l’exigent.

Les coûts d’accès aux outils technologiques…

Au Gabon, l’accessibilité à un smartphone, un ordinateur portable ou encore une box-wifi de qualité ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Les maisons de téléphonies mobile aujourd’hui et autres revendeurs d’appareils électrochimiques tablent sur le fort pouvoir d’achat pour écouler sur l’ensemble du territoire à des prix exorbitant leur produit.

En effet, un téléphone portable de niveau entrée de gamme vaut pas moins de 100.000 Fcfa, un ordinateur portable classique est à 150.000 Fcfa sans oublier qu’avoir une connexion sans fil de bonne qualité avoisine la somme de 50.000 Fcfa/mois en montant.

Connaissant les faibles revenus des gabonais, il est aujourd’hui quasiment impossible pour un étudiant, un fonctionnaire lambda de pouvoir prétendre à gagner le pari du télétravail.

La crise sanitaire comme espoir de numérisation de l’administration.

Si le tableau peint manque d’esthétisme, cette crise sanitaire pourrait être le moyen idéale pour que nos dirigeants tant décriés sortent enseignés par ces insuffisances remarquables.

Comme tout ne peut être mauvais, certains départements ministériel tel des avant-gardistes avaient pris le devant en informatisant leur service. La preuve ils sont quelques-uns à sortir la tête de l’eau pour mettre en pratique les recommandations gouvernementales.

Le ministère de l’Economie avec la suspension des paiements de loyers, de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur notamment avec le projet des cours en ligne, sans oublier la Société et d’eau et d’énergie (S.e.e.g) qui ont pu permettre aux usagers de bénéficier des unités de courant et d’eau gratuit depuis le début du grand Libreville (Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum).

Durant cette crise, les insuffisance devront être rectifiées. La forte mobilisation du Télétravail, pourrait créer une diminution du taux du chômage, car plusieurs métiers dans le secteur privé qui représente à ce jour la première source de revenus des caisses de l’Etat verront le jour au terme de cette crise.

Aussi, cette urgence épidémiologique permettra in fine, aux autorités gabonaises de mettre sur pied son large projet de digitalisation. Le système administratif actuel constitue un goulot d’étranglement pour l’essor du Gabon et mérite d’être toiletté par le progrès technique et technologique.

 
2 Commentaires
  1. […] Nous vivons encore dans une société où les entreprises s’adaptent aux exigence des clients, donc les populations; les populations s’adaptent aux exigences des administrations publiques. Il n’est pas rare que les entreprises font face à des clients qui sont retissant à l’idée de travailler avec un entrepreneur ayant pour lieu de travail son domicile, malgré toutes les garanties que ce dernier pourrait présenter. Il n’est pas aussi rare que les entreprises elles-mêmes préfèrent avoir son personnel au siège. A cela s’ajoute la peur des problèmes de cybercriminalité, et autres… […]

     
  2. […] des plumes au cours de cette crise sanitaire. Contrairement à d’autres secteurs, l’industrie du numérique face à au contexte du confinement a contraint la majeur partie des personnes à rester dans les […]

     

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

CONTACTEZ NOUS

Nous ne sommes pas là pour l'instant, mais vous pouvez nous laisser un message, nous vous recontacterons dès que possible.

Sending

©2020 Bantoozone – Communauté | Conditions Générales | Mentions Légales | Édité par Xeta-Digital Corp.

Se connecter avec vos coordonnées

Forgot your details?