Pourquoi les matières artistiques sont-elles sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains ?

L’éducation est un bien public essentiel qui a un impact sur notre vie économique, sociale et intellectuelle. Dans ce billet de blog, nous allons explorer les raisons pour lesquelles les matières artistiques sont sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains en examinant quatre aspects principaux : les croyances sous-jacentes à la stigmatisation associée aux matières elles-mêmes, les ressources éducatives concentrées sur les matières pré-professionnelles, les préjugés culturels contre les matières « non pratiques », et les preuves suggérant un manque de connaissance des disciplines de base dans certaines nations africaines.

Contexte sur les matières artistiques dans les systèmes scolaires africains

Les matières artistiques sont souvent sous-estimées dans les systèmes éducatifs africains. Il y a plusieurs raisons à cela, notamment la croyance qu’elles ne sont pas nécessaires pour réussir une carrière universitaire. Ce manque de reconnaissance a conduit à un manque de financement et de ressources pour l’éducation artistique, ce qui a entraîné une détérioration des normes.

Une autre raison pour laquelle les matières artistiques sont sous-évaluées est la croyance selon laquelle elles ne contribuent pas directement aux qualifications professionnelles ou à l’employabilité.

Cependant, il est prouvé que les arts peuvent avoir un impact profond sur les résultats scolaires et professionnels. Les matières artistiques offrent aux jeunes la possibilité de développer leurs compétences créatives, de résoudre des problèmes, de communiquer efficacement et de prendre confiance en eux.

Elles offrent également la possibilité de découvrir des cultures et des religions différentes, ce qui peut améliorer la compréhension et la tolérance. C’est pourquoi les systèmes éducatifs africains devraient accorder une plus grande attention aux matières artistiques, car elles ont un impact considérable sur la vie et les perspectives d’avenir des élèves.

Il existe un certain nombre de raisons pour lesquelles les matières artistiques sont sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains. L’une d’entre elles est que les modèles éducatifs traditionnels mettent l’accent sur la mémorisation par cœur au lieu de développer l’esprit critique.

Une autre raison est que les écoles sont souvent surpeuplées et manquent de ressources, de sorte qu’elles ne peuvent pas offrir une exposition suffisante aux arts. Dans certains cas, les gouvernements ont même essayé de supprimer complètement les arts afin de promouvoir les valeurs traditionnelles. Cependant, cette approche ne sert qu’à éloigner encore plus les gens de la réalité.

Les croyances sous-jacentes aux stigmates associés aux sujets eux-mêmes.

Il existe une variété de croyances qui sous-tendent la stigmatisation associée aux arts dans les systèmes éducatifs africains.

Tout d’abord, certains éducateurs et même les gouvernements pensent que les arts ne sont pas propices à la réussite scolaire. Cette croyance est basée sur l’hypothèse que les arts requièrent des connaissances et des compétences spécialisées qui ne sont généralement pas nécessaires à la réussite scolaire.

Deuxièmement, de nombreux éducateurs soutiennent que les arts sont frivoles et gaspillent les ressources des élèves. Ils affirment qu’une formation professionnelle dans le domaine des arts est plus appropriée pour les étudiants qui souhaitent faire carrière dans les arts plutôt que de poursuivre un diplôme universitaire.

Enfin, certains éducateurs pensent que les arts ne sont tout simplement pas égaux aux autres matières et ne devraient pas bénéficier du même niveau de priorité dans les écoles. Ils soutiennent que, malgré leur manque de reconnaissance formelle, les arts ont un impact significatif sur la société et devraient bénéficier de suffisamment de temps et de ressources pour en valoir la peine.

Concentration des ressources éducatives sur les matières préprofessionnelles

Les arts ne sont pas suffisamment appréciés dans les systèmes éducatifs africains, et beaucoup pensent qu’ils ne sont pas pertinents pour le parcours professionnel. Et ce, malgré le fait que les arts constituent un moyen important de communiquer des idées, de partager des expériences et de construire des communautés.

Il est clair que l’art contribue de manière significative au développement personnel, social et culturel et qu’il favorise la pensée critique, améliore les compétences de communication et développe les compétences de travail en équipe.

Mais cette compréhension doit être traduite dans l’élaboration des politiques à tous les niveaux de l’éducation en Afrique, afin de réaliser pleinement le potentiel de l’éducation artistique.

Cependant, il existe une discrimination à l’encontre des matières artistiques au sein du système éducatif africain. Selon l’Institut de statistique de l’UNESCO, seulement 4 % des heures d’enseignement consacrées aux arts dans l’enseignement primaire sont consacrées aux beaux-arts. Dans l’enseignement secondaire, les beaux-arts ne représentent que 1 % des heures d’enseignement.

La tendance à privilégier les études au détriment de la créativité conduit souvent les étudiants talentueux à abandonner la formation artistique formelle avant de s’orienter vers des cours plus professionnels. Cela les empêche de chercher du travail dans des domaines liés à leur expression artistique.

Ce manque d’appréciation s’est traduit par un impact minime sur le continent’.

Préjugés culturels contre les matières « non pratiques

Bien que les matières artistiques soient très appréciées dans les pays développés, elles sont souvent sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains. Cela est dû en grande partie aux préjugés culturels à l’encontre des matières « non pratiques ».

De nombreux adultes des pays africains pensent que l’accent mis sur les matières artistiques ne permet pas aux élèves d’acquérir les compétences et les connaissances nécessaires pour réussir dans la vie.

En outre, de nombreuses écoles ne consacrent pas de ressources suffisantes à l’enseignement des arts, et les parents n’encouragent souvent pas leurs enfants à poursuivre des carrières artistiques. De nombreux artistes talentueux n’ont donc pas la possibilité de partager leur travail avec le monde entier.

Il est important de faire tomber ces barrières pour que davantage d’artistes africains talentueux puissent être reconnus et obtenir la reconnaissance qu’ils méritent.

Des preuves suggérant un manque de connaissance des disciplines de base dans certaines nations africaines

Les systèmes éducatifs africains accordent souvent une faible valeur aux arts. Cela est particulièrement évident lorsque l’on compare les nations africaines à celles des pays plus développés. Il a été démontré que les matières artistiques sont mal enseignées et sous-évaluées dans de nombreux pays africains. Comment changer cette situation ?

Il semble que le manque de connaissances des disciplines de base dans certaines nations africaines soit en partie dû au manque d’exposition aux arts dès le plus jeune âge.

Les arts sont traditionnellement considérés comme une forme acceptable de divertissement, plutôt que comme des matières qui devraient être enseignées à l’école dès le plus jeune âge. Par conséquent, de nombreux Africains ne disposent pas des bases nécessaires pour développer une solide compréhension des mathématiques, des sciences et d’autres disciplines académiques traditionnelles.

Il est nécessaire que les éducateurs introduisent les arts dans la classe afin que les élèves puissent les apprécier pour leur valeur intrinsèque, plutôt que de les utiliser comme un exutoire pour leur divertissement personnel.

Il n’existe pas de réponse claire à la question de savoir pourquoi les matières artistiques sont sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains, mais certaines raisons possibles incluent des facteurs historiques tels que le colonialisme, les limitations économiques et le manque d’enseignants qualifiés. En outre, les programmes scolaires qui se concentrent principalement sur les résultats académiques peuvent également contribuer à la sous-estimation des arts.

Malgré ces difficultés, de nombreuses écoles et organisations en Afrique s’efforcent de changer cette culture et de promouvoir l’éducation artistique.

Dans certains cas, des programmes scolaires reformatés et des programmes de formation des enseignants ont permis de passer d’un enseignement purement académique à un enrichissement créatif. En outre, on constate une augmentation du nombre d’étudiants qui étudient à l’étranger dans le cadre de programmes liés à l’art, ce qui leur donne une perspective mondiale et renforce leur appréciation de la beauté de l’art.

Les problèmes de l’éducation en Afrique

Les systèmes éducatifs africains s’efforcent de fournir aux étudiants une éducation de qualité qui leur permettra d’être compétitifs dans l’économie mondiale. Les matières artistiques font souvent partie des domaines d’études les moins prioritaires, ce qui peut entraîner des problèmes de parcours professionnel et de réussite dans la vie.

Voici quelques raisons pour lesquelles les matières artistiques peuvent être sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains :

-Le faible niveau d’appréciation et de compréhension de l’art parmi la population générale : Cela est dû, en partie, au manque d’exposition à l’art pendant la petite enfance. Il est possible de remédier à cette situation en proposant des cours d’art dans les programmes d’éducation de la petite enfance, ainsi qu’en organisant des expositions et des concours d’art pour les élèves.

-Faible niveau de financement de l’éducation artistique : Il y a souvent peu de soutien financier disponible pour l’éducation artistique en Afrique. Cela signifie que les enseignants doivent trouver d’autres moyens pour payer le matériel et l’équipement, et doivent souvent enseigner à domicile ou dans des studios privés.

-Manque d’enseignants qualifiés : L’un des principaux problèmes de l’éducation en Afrique est la pénurie d’enseignants qualifiés. Cela est dû, en partie, à un manque de programmes de formation disponibles pour les enseignants. En outre, de nombreux enseignants quittent la profession après avoir terminé leur formation, ce qui rend difficile leur remplacement.

Les universités et les arts africains

Alors que les universités africaines s’efforcent d’actualiser leurs programmes pour mieux répondre aux besoins du 21e siècle, les matières artistiques sont souvent négligées ou mal financées. Cela a conduit à une perception générale selon laquelle les arts ne sont pas aussi importants que les sciences et les mathématiques dans les systèmes éducatifs africains.

Les professeurs d’art affirment que le fait de négliger les matières artistiques entraîne un manque de créativité et d’innovation dans les sociétés africaines, ce qui finit par diminuer leur compétitivité sur la scène mondiale.

En outre, l’enseignement artistique peut favoriser l’empathie et la compréhension sociale chez les étudiants, ce qui peut être bénéfique dans un monde de plus en plus complexe. Afin de corriger ce déséquilibre et d’encourager une plus grande appréciation des arts en Afrique, il est nécessaire de consacrer davantage de ressources à l’enseignement des arts dans les universités.

Solution potentielle : établir un lien entre les arts (matières artistiques) et les sciences humaines et les sciences

L’une des raisons pour lesquelles les matières artistiques et humaines sont sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains est qu’elles ne sont pas considérées comme des activités scientifiques. Cependant, l’établissement d’un lien entre les arts et les sciences humaines et les sciences peut contribuer à changer cette perception, car ces matières peuvent aider à mieux comprendre le monde qui nous entoure.

En étudiant les disciplines STIM parallèlement aux arts et aux sciences humaines, les élèves peuvent développer leur esprit critique et une compréhension plus approfondie du monde qui les entoure.

Différences entre les systèmes éducatifs occidentaux et africains

Les systèmes éducatifs africains traditionnels ont longtemps négligé les arts et les sciences humaines. Les matières artistiques sont généralement considérées comme superflues, voire subversives, dans une société axée sur la survie et la tradition.

L’enseignement des arts est souvent sporadique et superficiel, et les étudiants ont rarement l’occasion de les étudier en profondeur. Les matières artistiques sont donc sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains et souvent inaccessibles à la population générale.

Les avantages d’une éducation riche en arts sont clairs. Une éducation complète favorise la pensée critique et la résolution créative des problèmes, deux éléments essentiels pour réussir dans l’économie actuelle.

En outre, l’appréciation des arts peut contribuer à jeter des ponts entre différentes cultures et à favoriser la compréhension et la tolérance. Malgré ces avantages, trop peu d’élèves en Afrique reçoivent l’éducation artistique de qualité qu’ils méritent.

Conclusion

Les matières artistiques sont sous-évaluées dans les systèmes éducatifs africains, ce qui se traduit par un manque de créativité et d’innovation dans ces domaines. Le faible nombre d’artistes qui suivent des cours d’art par rapport à ceux qui s’inscrivent à des cours de sciences ou de mathématiques en est la preuve. Les matières artistiques ne peuvent pas être développées et entretenues en se contentant d’apprendre aux enfants à peindre ou à sculpter ; elles doivent être encouragées et soutenues à tous les niveaux de l’enseignement afin de pouvoir s’épanouir.

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