Comment la diaspora gabonaise peut-elle aider au développement du pays, à l’instar des autres diasporas du continent africain?

Diaspora gabonaise

Copyright: R.M

Contrairement à ce qu’on sait des autres diasporas à travers le continent, la diaspora gabonaise s’illustre le plus souvent par son excès de fierté et son penchant pour le gaspillage, hérité des anciens. Roger Mendome nous dresse ici quelques traits de caractère (comportement et mode de vie) de cette diaspora, en d’autres termes, la “liste des 25 choses qui handicapent la diaspora gabonaise“:

  1. Elle attend toujours des western Union du pays;
  2. Ne contribue d’aucune façon au développement économique du pays;
  3. Déambule dans les aéroports pour attendre les arrivées du Gabon et essayer de leur prendre un peu d’argent;
  4. Sert de guide à ceux qui reviennent du pays et attend un peu d’argent en retour;
  5. Aucune solidarité, critique et espionne les autres;
  6. Organisatrice de soirées gabonaises à outrance;
  7. Placement de filles à ceux qui viennent du Gabon;
  8. Sans domicile fixe au Gabon;
  9. Dort à l’hôtel quand elle revient au pays et passe son temps au VIP et No stress;
  10. Escroque les vieilles dames en prenant des avances pour des véhicules qui n’arrivent jamais;
  11. Jamais entendu parlé d’une société d’un membre de cette diaspora gabonaise qui prospère à l’étranger;
  12. Incapable de créer même un resto gabonais, nous on mange dans les resto des autres pays;
  13. Demande souvent de lui envoyer la nourriture du bled mais n’envoie jamais l’argent pour l’acheter;
  14. Fatigue les mamans restées au bled avec de fausses histoires pour recevoir de l’argent d’elles;
  15. Dans les familles, jamais elle ne contribue aux cotisations des décès et même des mariages sous prétexte de tirer le diable par la queue;
  16. Jamais tu ne seras invité à manger au domicile d’un membre de la diaspora;
  17. Nos gabonaises de la diaspora s’en sortent mais le plus souvent vous entendrez qu’elles vivent avec des étrangers et ne fréquentent pas la communauté;
  18. A transporté le Kongossa jusque dans les pays des autres;
  19. Incapable de s’imposer en communauté obligée de s’assimiler aux diasporas congolaises ou ivoiriennes pour exister;
  20. Jette tous leurs problèmes sur le gouvernement pour masquer leur incapacité;
  21. Boit le vin (alcool) plus que toutes les autres diasporas. La preuve dès le retour au pays, ils avalent des bouteilles de Jack Daniel’s et vodka sous prétexte que c’est parce qu’ils vivent dans des pays où il fait froid. Et c’est le cousin du pays qui paie la note;
  22. Ramène simplement un t-shirt ou un parfum à ceux qui ont passé des années à payer leurs études;
  23. Pas de production intellectuelle majeure dans les domaines qui sont les ressorts du développement du pays;
  24. Critique le pays, le PR, le Gouvernement, les sportifs gabonais, les conférences gabonaises, l’initiative;
  25. Maudite jusqu’au dernier niveau, si tu leur enlève la politique, incapable d’être présents sur les débats intellectuels qu’on regarde sur les chaînes françaises. Aux États Unis c’est même pas la peine.

Source: Roger Mendome, Facebook, 7 juin 2017

Il faudrait peut-être un peu nuancer non?

Même si les 25 points énumérés par le compatriote semblent décrire parfaitement l’image que se font un bon nombre de gabonais de cette diaspora, il est claire qu’il faudrait peut-être nuancer.

En effet, “Quand une dent est pourri, c’est toute la bouche qui sent“. Cela pour dire que lorsqu’on parle de diaspora,  les gens ont tendance à mélanger tout individu constituant cette diaspora. Ce qui n’est pas faux puisque le mot même de “diaspora” désigne la dispersion d’une peuple ou d’une ethnie à travers le monde, toutes les personnes absentes du territoire nationale est faut systématiquement partie de la diaspora de ce pays.

Où se trouve alors la nuance?

Il faudrait en réalité parler de trois diasporas dans un grand ensemble, c’est à dire trois sous-diasporas dans la diaspora gabonaise et même africaine ou tout autre pays ou continent dans le monde.

Dans le cas du Gabon trois sous-catégorie dans sa diaspora:

  • Il y a une sous-diaspora gabonaise, celle partie à l’étranger pour des raisons d’études et qui rentrerait à la fin des études pour “espérer” servir leur pays.
  • Il y a aussi une autre sous-diaspora, celle qui, après avoir terminer les études, décide de travailler à l’étranger, puis qu’ayant eu la chance être recruté sur place.
  • En fin, il y a la sous-diaspora issue des familles privilégiés gabonaises, celle-là qui a eu la chance de naître dans les familles privilégiés du pays, et qui n’attendent que le moment pour prendre la place qui lui est prévu dans les hautes sphères de la République!

En somme, les 25 points énumérés plus haut ne sont pas en totalité imputable toute la diaspora gabonaise, car certains points sont plus spécifiques à chaque catégorie de sous-diaspora.

Le point commun à toute la diaspora: le manque de solidarité et le gaspillage

On a tendance à croire que les étrangers sont solidaires, car c’est ce qu’on constate ici, c’est vrai, il le sont. Mais il le sont parce que ils sont à l’extérieur de leurs pays. Ils savent qu’ils vaut mieux être unis à l’extérieur pour être fort. Or c’est ce qui manque souvent à la diaspora gabonaise. Aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, le gabonais préfère faire les choses tout seul.

Depuis qu’il a découvert que le Gabon est immensément riche, pour lui, le pays à l’obligation de lui donner tout ce qu’il veut, pas l’inverse. alors, quand il a ceux qu’il voulait, il faut impérativement qu’il montre au monde que c’est lui le chef de boîte!

Heureusement! Tous les gabonais de la diaspora ne sont pas forcément comme ça et on les compte, malheureusement!

Comment la diaspora gabonaise peut-elle contribuer au développement du pays?

Il est claire que seules les deux dernières sous-diasporas pourrait véritablement contribuer au développement du pays, étant donné que la première est très souvent dépendante des familles restées aux pays.

Il gabonais ont souvent tendance à penser que investir c’est simplement: créer des entreprises. Même certains pseudo intellectuels le pensent, il suffit de les écouter sur les plateaux de télévision. Mais investir c’est aussi, envoyer de l’argent au pays, pour construire la maison familiale, ou sa propre maison, acheter un terrain, aider un petit frère ou une petite sœur, c’est ça aussi investir.

A suivre…

A lire aussi: Diaspora gabonaise et Ali Bongo Ondimba

0 Commentaires

Laisser un commentaire

CONTACTEZ NOUS

Envoyez-nous un message rapide. Si concernant un article du site, veuillez commenter directement sur la page cible.

Sending

©2017 BantoozoneCommunauté | Conditions Générales | Mentions Légales | Édité par Xeta-Digital Corp.

error: Contenu Protégé !!

Se connecter avec vos coordonnées

Forgot your details?