Essayons de répondre à ces interrogations sur l’identité culturelle: Existe-t-il une culture gabonaise? Si oui, comment l’identifie-t-on? Quels sont les objets, les comportements culturels qui permettent une identification propre à la culture gabonaise? C’est la question que l’on devrait se poser à l’heure où les nouvelles générations sont en déclin culturelle, où les habitudes comportementales, vestimentaires, les habitudes du langage sont dictées par celles venues d’ailleurs, où la jeune génération cultive la copie plutôt que l’invention et la créativité.

Problématique de l’identité culturelle gabonaise.

  • Les arts traditionnels et l’architecture.
identité culturelle

©africas-eden.com

Centaines communautés ethniques se targuent de proclamer haut et fort qu’elles ont une culture propre à elle, en oubliant que la culture est cette chose de vraiment propre à chaque société et qui perdure à jamais, à ne pas confondre ici la culture à un effet de mode.

Pour vous donner un bref aperçu de ce qu’est la culture, il suffit de voir ce qui se passe dans la plupart des pays occidentaux et même certains pays africains. La France par exemple qui est notre pays colonisateur, a battit toue sa célébrité et sont identité sur la culture, c’est ce qu’elle vent le mieux, puisque pratiquement dépourvue de richesse naturelles. Les Etats-Unis qui sont issus d’Europe (Royaume-Unis) n’ont pas importé une culture européenne, ils ont décidé de créer la leur, celle des cowboys, avec chevaux, revolver, chapeaux et colte, ils ont leur style de musique. C’est bien loin de leur culture d’origine c’est à dire: scottish kilt, welsh hat, etc. En Asie, ils ont ce qu’ils appellent le Kimono et le Yukata.

 

Par contre, on a pris l’habitude depuis plusieurs décennies, de copier bêtement dans ce cher Gabao, tout ce qui appartient aux voisins, souvent en le reproduisant encore mieux qu’eux.Je pense que c’et attitude de la culture de la copie remonte du temps de la fondation de cette chère nation; à l’époque où les chefs tribaux comme le le roi Denis Rapontchombo (voir photo) abandonnaient leur tenues traditionnelles pour d’autres plus royaux, selon la culture qui n’était pas la leur.

Sur le plan architectural, il suffit qu’on vous bande les yeux, les ouvrir devant un monument comme la tour Eiffel, pour comprendre que l’on se trouve dans le territoire français; marcher des kilomètres à  travers une très longue muraille pour comprendre que nous sommes en Chine. Même en voyant la statue de la liberté, qui peut ignorer qu’il s’agisse de New York au USA?

Mais descendez de l’avion à L’aéroport de Libreville, si vous n’êtes pas autochtone, vous vous demanderiez encore si vous êtes vraiment en Afrique. Ce que vous verrez, ce sont des battisses modernes, aucun signe d’identification culturelle. D’ailleurs, même déjà l’aéroport est géré par une autre entité, avec une autre culture, sur la terre du Gabon . Tout ce qui y est vendu n’a rien à voir avec la culture gabonaise. Or un étranger, en descendant de l’avion, aurait été accueilli par un paysage traditionnel original; ce qui n’est pas le cas.

Revenons aux groupes ethniques qui compose le Gabon. Si vous demandez à un punu ce qu’il à de culturel, il vous répondra certainement : “j’ai le ikoku”, par exemple. Or, la danse Ikoku est aussi pratiqué chez nos frères congolais. Si vous posez à un fang la même question, il vous dira certainement ;”J’ai le ngil et le mvett’. Or, le ngil et le mvett ne sont que des variantes  de ceux qu’on peut retrouver au Cameroun et en Guinée Equatoriale. Et ce constat on peut le faire pour la majorité des communauté ethnique du Gabon, excepté l’ethnie Tsogho et quelques autres, mais pas beaucoup.

Comment alors vendre l’identité culturelle gabonais s’il n’y a personne parmi les gabonais pour s’y intéresser? Parler d’art au dans la plupart des pays africains c’est comme prêcher dans un  désert, avec toutes les pyramides d’Egypte, mais sans voir un seul nomade pour t’écouter. On se contente de venter la force culturelle de telle ou telle autre communauté or, en réalité, il s’agit de communautés dépourvues de marques culturelles. Souvent, ce qu’on qualifie de cultures ne sont rien d’autre que des effets passagers de mode et de tendance. Or ce qui permet d’identifier la culture d’un peuple, c’est son caractère durable, puisqu’elle ne meurt pas.

Nous sommes assis sur de l’or, mais tout ce qu’on fait c’est de “chier” dessus.

Loin de moi l’idée de dénigrer une image quelconque de la nation gabonaise, mais je fais juste un constat qui repose sur une interrogation que je pense très fondée. Ne nous leurrons pas, il n’existe aucune culture gabonaise, du moins, propre au Gabon si, comme je le disais plus haut, c’est une culture ou des culture que l’on a en partage avec d’autres communauté hors de nos frontières. Il serait peut-être tant que les jeunes gabonais se penchent sérieusement sur la question, et intéressent véritablement aux traditions de leur terroir en développant leur esprit créatif, au service du peuple. Il n’est plus question de faire semblant de s’intéresser à l’art au lycée, juste pour amasser des points.

  • Les jeunes du matin, les adultes de midi, les vieillards du soir.

Comme tous les jeunes d’Afrique, les jeunes gabonais sont pris au piège entre modernité et tradition, entre nouvelles technologies et histoires fabuleuses, mythes, légendes, maîtrise de la langue maternelle et habitudes ancestrales. Au fur et à mesure que les heures, les jours, les mois, les années avancent, le processus de déculturation gagne sur l’intellect des jeunes gabonais, en faveur de celle dite occidentale. C’est l’un des visage du nouveau processus de colonisation, diront certains.

Si les jeunes d’aujourd’hui perdent complètement leurs repaires traditionnels, on ose pas imaginer ce que sera fait demain, ce que seront les générations futures. On commence déjà même à voir des adolescents d’une dizaine d’années ne pas savoir dire Bonjour dans leurs différentes langues maternelles, ni même y répondre.

je ne dis pas ici que la modernité est à proscrire, c’est impossible et inutile. je dis simplement que les gouvernements, les familles africaines et les jeunes eux-mêmes devraient prendre conscience de l’importance de la culture dans le développement et l’originalité du continent et par ricochet, de leur identité culturelle, en développant des moyens pour concilier modernité et tradition. Nous ne devrions donc pas voir la modernité comme un frein au développement de notre identité culturelle, mais plutôt comme un moyen indispensable de la booster.

A suivre…

1 Commentaire
  1. Audrey Bayela Mboutsou 4 années depuis

    je pense que chacun s’identifie culturellement selon sa provenance ethnique

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