Mes chers frères et sœurs gabonais, chère jeunesse du Gabon,

Message aux jeunes gabonais et gabonaises

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Comme nous le savons tous, nous sommes, depuis la proclamation des résultats de l’élections présidentielle dans notre pays, dans une crise politique qui, malheureusement, a coûté la vie à certains de nos frères.

Nous connaissons le combat que nous essayons de mener, fut-il un combat fondé sur une base noble et démocratique, un combat pour la liberté.

Un cause illusoire et inopportune

Ne nous égarons pas, contrairement à ce que l’on peut penser, officiellement il s’agit d’un combat pour les intérêt du peuple, mais officieusement, il s’agit en réalité de combat d’ego, un combat d’intérêt qui prend le peuple, en particulier la jeunesse pour bouc-émissaire, pour support, qui prend le peuple en otage.

Ne nous trompons pas! On nous utilise pour garantir des intérêts personnels, des intérêts au profit d’un groupuscule, qui est prêt à user de tous les moyens nécessaires pour parvenir à leur fin, quitte à tuer le maximum des jeunes gabonais.

N’oublions pas une chose: c’est grâce au passé que nous vivons le présent et que nous construisons le passé. Souvenons-nous de tous nos frères qui sont morts gratuitement et que l’on a si vite fait d’oublier! Souvenons-nous du défunt Mboulou Beka, mort pour rien et aujourd’hui, oublié par les gabonais et surtout, par les hommes politiques et les gabonais ayant pour seul  ambition, la déstabilisation du Gabon à travers les réseaux sociaux et les médias internationaux. N’oublions pas! Prenons aussi en compte  qu’il y a une majorité silencieuse et c’est cette majorité silencieuse qui essaie de nous faire comprendre que nous nous battons pour rien! Pour l’instant!

Ce qui s’est passé il y a quelques années avec la mort du regretté cité-plus haut, et la morts de tous ceux qui sont morts pendant les manifestations post-électorales de 2016, va certainement se répéter si nous ne prenons pas conscience que nous sommes simplement les instruments d’une guerre fratricide, une guerre idéologique, une guerre entre le Président Ali Bongo et Monsieur Jean Ping, une guerre entre deux membres d’une même famille, une guerre entre les intérêts gabonais et les intérêts occidentaux et enfin, une guerre entre la jeunesse et la vieillesse!

Les vrais questions

Nous sommes en 2016, nous devons nous poser les vrais questions:

  1. Le Président actuel, malgré qu’il soit un Bongo (puisque en réalité c’est la motivation de sa destitution), a-t-il un bon passif, le meilleur passif par rapport à ses adversaires?
  2. Incarne-t-il réellement une rupture entre le système PDG et l’émergence morale, intellectuelle, économique et politique au Gabon?
  3. Peut-on faire confiance à l’opposition d’aujourd’hui? Sur quelle base?
  4. 2017 sera-il meilleur? Avec quel candidat? Pourquoi?
  5. Quels seront les rapports économiques entre le Gabon et l’occident avec l’un des deux candidats?

Telles sont les questions que nous devons nous poser, car ce n’est pas l’homme qui fait l’homme mais les actes qu’il pose. Et les actes qu’il a posé dans le passé et qu’il pose dans le présent, détermine ce qu’il fera dans le futur.

Le scénario classique

Nous connaissons le plan classique utilisé et cela n’est certainement pas né d’aujourd’hui. Les politiciens du Gabon ne sont pas les premiers à user des stratagèmes criminels pour aboutir à des buts égoïstes. Les gabonais vont encore mourir après le rendu final de la Court Constitutionnelle, parce que beaucoup de jeunes n’auront pas encore compris qu’en réalité, le combat de 2016 n’est pas le notre, c’est n’est pas encore le temps de notre vrai combat, il viendra un jour, mais pas aujourd’hui.

Les jeunes vont encore mourir et comme d’habitude, les partisans de l’opposition vont accuser les pouvoir en place, le pouvoir en place va dénoncer un complot de l’opposition dans le but l’incriminer, et l’attribuer les morts. Après tout cela, tous les morts seront oubliés, comme d’habitude.

Comme cela s’est passé et se passe encore ailleurs, l’opposition tuera expressément les manifestants pour susciter la colère de ces mêmes manifestants et l’intervention des la communauté internationale, les formes de l’ordre vont riposter certainement à balles réelles, pour protéger les biens et les personnes, la communauté internationales (UE, France, USA, ONU) va intervenir car il trouvera là une occasion pour enfin œuvrer pour leurs intérêts économiques.

Au final, pertes considérables en vie humaine, édifices détruits, économie à zéro, redéfinition des accords économiques entre le vainqueur du conflit et les puissances occidentales et continuité du pillages des ressources. Je vous rappelle que nous ne sommes pas nombreux et que le Gabon n’est pas la Côte d’Ivoire, en terme de population, ni le Burkina-Fasso, en terme de rassemblement unique pour une cause unique avec une raison bien fondée.

C’est le scénario classique! Si vous pensez que je suis parano, alors c’est que nous ne vivons pas dans le même monde!

N’allez pas à la mort!

Le Gabon notre mère patrie a plus que jamais besoin de nous! Nous sommes la tranche de la population la plus grande du Gabon et nous nous devons d’être plus intelligent, avec plus de discernement. Il n’a pas encore un vrai leader de l’opposition qui puisse justifier notre sacrifice pour lui, enfin, il en a mais leur temps n’est pas encore arrivé, à mon humble avis.

A mon humble avis, encore, j’estime qu’il n’est pas nécessaire de vouloir faire tomber un Bongo pour un Pro-système PDG, je pense que c’est une raison ridicule! Je pense que dans ce cas, se serait des morts pour rien!

Alors, s’il vous plait, n’allons pas nous faire massacrer par les mercenaires de l’apposition et les forces de l’ordre. Ne croyez pas ceux qui vous raconte qu’il n’y a que le pouvoir en place qui est responsable des morts enregistrés depuis 2009. Si vous croyez à cela c’est certainement que vous êtes vraiment naïfs!

Si vous remarquez bien, cette élection présidentielle a été partagée en deux, d’un côté, il y a ceux qui refusent de croire que le bilan du Président actuel est satisfaisant, et il y a l’autre moitié qui pense l’inverse. Ne pensons pas que tout le Gabon est sur les réseaux sociaux. J’entend souvent dire “le peuple a décidé”, je pense qu’il serait opportun de dire en réalité et dans ce  cas que “une partie du peuple a décidé.

N’allons pas mourir pour eux, nous parents, nos frères et sœurs, nous enfants ont besoin de nous et notre futur leaders de l’opposition aura besoin de nous dans le futur!

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