Jean Ping est-il encore libre de ses décisions?

Hier j’ai lu sur le principal réseau social utilisé par les gabonais, un partage d’article paru sur Gabonmediatime.com intitulé: “Jean Ping : « Nous avons décidé de mettre le pays en situation  d’ingouvernabilité…»

Jean Ping menacé de mort?

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Selon ce titre, Monsieur Jean Ping dit qu’ils (lui, ses riches soutiens gabonais, une partie de la diaspora et ses partisans) ont décidé de mettre le pays à terre par tous les moyens! En réalité, ce serait mieux de dire “qu’ils ont décidé de continuer à foutre le bordel! Ils ont commencé depuis 50 ans, les nouveaux riches du PDG ont pris la relève et eux, les nouveaux opposants ont décidé de ne rien arrêter!

Et qui ramasse les pots cassés de cette crise politico-économique? Nous, les vrais gabonais! Ceux qui regardent le film “Gabon”, ce film où les héros sont des bandits et où les bandits passent pour des héros et où au final, le réalisateur a décidé qu’en fait, il n’y a pas de héros, mais juste des bandits!

Mais ce n’est pas le titre de ce poste qui m’amène à réagir aujourd’hui.

Les moutons se déchaînent!

Souvenez-vous, il fut un temps dans ce pays où il suffisait de montrer au vieux père (paix à son âme) que l’on savait crier et haranguer les moutons gabonais, pour être appelé au palais et négocier un poste. Tous les opposants gabonais ont suivi cette démarche, à une exception près; il y a quand-même un qui a tenu jusqu’au bout (lui aussi, paix à son âme).

Mais à partir de 2009, la donne n’as pas changé, mais ça quand-même un peu diminuée, les montons ne sont plus les mêmes. Ils sont toujours moutons, mais désormais, une partie du pouvoir (pas politique) décisionnel est à eux. C’est eux qui maintiennent le pouvoir en place et c’est eux aussi qui maintiennent l’opposition en place.

Jean Ping: un homme qui ne sait plus comment négocier.

Dans l’interview de Jean Ping, accordé au site internet cité plus haut, ce dernier dit: “Les gabonais disent ceci, les gabonais le disent. Ici vous allez l’entendre. «  Si le président avance, on le suit. S’il s’arrête, on le braque, et s’il recule, on l’égorge ».  Vous avez attendu ça. Bien ! Moi j’avance avec le peuple gabonais, le reste m’importe peu

En analysant ces phrase, on comprend bien que Monsieur Jean Ping est dans une impasse: il ne peut: ni négocier avec le pouvoir en place même s’il le souhaite, il ne peut ni s’arrêter, ni reculer, de peur de se faire égorger par ses partisans. C’est lui-même qui le dit! Et si vous lisez entre les lignes vous décélérez un soupçon d’inquiétude dans ces phrases.

Il est piégé, il ne peut plus s’arrêter, ni reculer, la seul chose qui lui reste c’est de continuer le combat de peur de voir cette épée de Damoclès qui sont ses partisans, s’abattre sur lui. S’il avait le choix, il aurait négocié, comme cela se faisant dans le bon vieux temps!

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