Pourquoi les élèves gabonais d’aujourd’hui n’ont plus le souci de l’excellence qu’on observait autrefois auprès des générations précédentes?

Education au Gabon: Délinquance juvénile

Source: Gabonbuzz

Tout le temps et ce, depuis des années, l’échec scolaire au Gabon est systématiquement attribué au manque de volonté politique des gouvernants. Et comme je l’avais déjà mentionné dans un ancien poste, les responsables de l’échec scolaire au Gabon sont divers. Et si c’était eux-mêmes, les élèves, les responsables du très faible taux de réussites aux examens scolaires et universitaires au Gabon?

Je voudrais d’abord et avant tout signaler que cet article s’adresse principalement aux élèves gabonais partisans du moindre effort, car dans cet océan de jeunes gabonais désintéressés, il y a une infime partie pourvue de conscience.

Les élèves gabonais avant 2000

Il fut un temps où apprendre et ramener de bons résultats scolaires à la maison n’était pas d’abord une affaire d’Etat. C’est avant tout une affaire personnelle pour tout élève gabonais dont la motivation principale était de ne pas être la risée de la classe et de la famille. Cette idée de refuser d’être le dernier de la classe, voir le dernier des admis, c’est à cela que les élèves gabonais carburaient avant les années 2000. Il fallait donc à tout prix se faire d’abord plaisir, se rendre fière soi-même, avant de rendre fière ses parents et l’Etat.

A cette époque, les établissements scolaire n’avaient ni bibliothèques, ni ordinateurs, encore moins internet. Mais cela n’empêchait pas de savoir lire et écrire dès l’âge de 10-12 ans voir plus. Oui, on ne savait lire et écrire un peu plus tard qu’aujourd’hui, mais lorsqu’on arrivait enfin à lire et écrire, on le faisait très bien. A ce propos, j’ai mené une petite expérience chez mois, avec les enfants du voisin déjà au lycée (a fille étant encore au primaire) et ma tante de 75 ans. Il s’agissait de faire une petite dictée afin de comparer le niveau. Le résultat a été sans appel! Sur une dicté de trois petits paragraphes, environs 500 mots, ma tante n’avait fait que quelques petites fautes d’orthographe, mas la grammaire y était à 97%. Or, de l’autre côté, chez les enfants, ce fut une véritable catastrophe!

Certains parcouraient des kilomètres entiers, aller et retour, de l’école à la maison, souvent sans rien à manger. Il fallait apprendre sa leçon par cœur (une technique que je désapprouve). Mais l’apprentissage, la connaissance et le savoir était au rendez-vous.

Mais alors, qu’est-ce qui se passe depuis un certain temps avec les élèves gabonais?

Presque toutes les conditions sont réunies pour apprendre dans des meilleurs conditions, contrairement à ce qui se dit chez certaines personnes, souvent en désaccord avec le gouvernement, tout en mettant de côté le fait que les causes de l’échec scolaire au Gabon sont partagées.

Oui, il y a pénurie d’établissements scolaires au Gabon, Oui, il y a certainement un manque d’enseignants au Gabon, Oui, les établissements sont dépourvus de bibliothèques scolaires, Oui certains élèves sont assis à même le sol, oui, il y a des effectifs pléthoriques dans les établissements!….

Mais nous sommes dans l’ère du numérique et depuis 2010, nous avons abandonné l’APO pour adopter l’APC (l’enseignant n’est plus le maître suprême de la connaissance, il devient juste un guide). Il y a internet, pratiquement tous les élèves, du primaire au secondaire ont un smartphone connecté à internet, ils ne vont quasiment pas à pieds à l’école, certains ont au moins 1000 FCFA par jour pour goutté! Le sévisse corporel a été interdit en classe et ne se pratique quasiment plus à la maison. En plus d’internet, il y a des programmes éducatifs à la télé. Bref, beaucoup de choses sont faites dans cette époque pour que le jeune apprenant apprenne à s’auto-éduquer et se former tout seul. Alors, que se passe-t-il?

Les inconvénients l’évolution technologique chez les élèves gabonais

Il est vrai que l’Etat a sa part de responsabilité dans la dégradation du niveau scolaire au Gabon, les parents aussi. Mais je pense que les véritables responsables c’est les élèves eux-mêmes !

Entre 2005 et 2009 par exemple, le taux de réussite au baccalauréat est passé de 55,5% à 34,8%, selon le site Stat-Gabon.org.Les élèves gabonais au Baccalauréat entre 2005 et 2009Or, ce qu’on constate c’est que si le taux de réussite à baissé entre 2005 et 2009, à l’opposé, entre cette même période, le nombre d’internautes au Gabon à explosé. (Voir les captures ci-dessous)

  • Nombre d’internautes gabonais en 2005Les élèves gabonais: internet en 2005
  • Nombre d’internautes gabonais en 2009Les élèves gabonais à l'heure du numérique
  • Le nombre d’internautes gabonais en 2011Les élèves gabonais: les internautes en 2009

Tout le monde sait que les jeunes au Gabon sont plus connectés que les adultes. Ce qui veut dire qu’ils ont toute la bibliothèque du monde dans leurs poches et dans leurs sacs. Alors, pourquoi ne pas s’en servir positivement, en s’informant, en se cultivant, en partageant des expériences scolaires avec d’autres élèves d’autres pays? Non, les élèves gabonais ont d’autres préoccupations, d’autres motivations!

Les préoccupations véritables des élèves gabonais à l’ère du digital

Ce qui se passe à l’école, reste à l’école“, telle est la devise de l’écolier actuel. Les élèves gabonais actuels estiment que tout ce qui se passe à l’école ne doit pas arrivé à la maison, les préoccupation ne sont pas les mêmes. A l’école on se fait chier par des enseignants que: soit on voudrait coucher avec lui ou elle, soit sa tête ne nous plait pas. On compte les heures pour que la fin des cours arrive le plus tôt possible, on consulte ses notifications Facebook, sous le table-banc, on fume un joint dernier un bâtiment, on drague, on se fait désirer, on perturbe la classe pour se faire remarquer par les filles ou par le professeur… Surtout, on veut que l’enseignant se transforme en père Noel, en distribuant les bonus et en arrondissant les moyennes de classe…

Une fois à la maison, les élèves gabonais courent regarder les Télénovelas, programmés massivement par les chaines de télévisions locales pour encore mieux abrutir les sœurs; on joue au poker, on se prouve qu’on tient bien l’alcool; on fume; on prend des produits narcotiques (cobolo et Tramadol), on est accroc au sexe et surtout, on s’en va vivre à Facebook land et Whatsapp city!

Que faire?

Ce qu’il faut pour que les choses s’améliore dans le système éducatif gabonais s’améliore, c’est l’Etat fasse sont travail en multipliant ne nombre des établissements scolaires sur toute l’étendue du territoire; en favorisant véritablement l’auto-emploi, en créant de l’emploi public et privé; que les enseignants soient mieux traités, que les parents d’élèves fassent leur boulot de premiers éducateurs, que les enseignants arrêtes de confondre carrière et politique,  et il faut surtout que les élèves gabonais prennent conscience que c’est à eux de fournir le premier effort. Sinon, comment la minorité (enfant de Makaya) qui apprend dans les mêmes conditions réussità l’école?

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