L’harmonisation des coefficients dans le système éducatif gabonais a toujours été l’un des exercices les plus manipulés et les plus controversés de l’appareil. Les Ministres se succèdent et démontrent ouvertement leur niveaux de culture en ce qui concerne l’interdisciplinarité des savoirs et savoirs-faire et savoir- être, en éducation et en société.

Lorsqu’il s’agit de trouver des moyens pour rehausser l’image du système éducation gabonais et booster un tout petit peu le rendement des élèves gabonais, on pense entre autre à l’harmonisation des coefficients. Curieusement, il apparaît clairement que les dirigeants successifs du Ministère semble imputer le tort au département éducation artistique. Sinon, comment comprendre à chaque fois qu’on parle d’harmonisation de coefficients, le département le plus impacté est justement celui des arts et cultures? Comme si ces disciplines scolaires sont à l’origine du mauvais rendement des apprenants.

Des coefficients malmenés par les Hautes Autorités

Souvenez-vous, en 2016, le Ministre Florentin MOUSSAVOU, par arrêté ministériel, avait harmonisé les coefficients de telle sorte que nous ayant 1 de coefficient au premier cycle (6e, 5e, 4e, 3e). Cela avait été salué par un bon nombre de compatriotes, par certains syndicats de l’éducation, par des enseignants et même par certains apprenants. Le but était de mettre toutes les matières au même niveau au premier cycle et éviter que les apprenants ne choisissent de travailler uniquement sur certaines matières et pas d’autres. Mais beaucoup, comme c’est de coutume au Gabon, ont critiqué la mesure ardemment. Leur critique a atteint son apogée lorsque les résultats de fin d’année (BEPC et Baccalauréat) ont été rendu public; comme s’il pouvait en être autrement! On ne peut pas changer un système en une année!

En 2017, un autre Ministre a remplacé le précédent, et grâce à un autre arrêté, ce dernier (cette dernière), a abrogé l’arrêté précédent et a “rétabli” le système de coefficients intérieur.  C’est ce que l’on pense! Mais il en ai autrement!

En effet, antérieurement, les disciplines artistiques et culturelles étaient à 2 de coefficient au premier cycle. Or ce que l’on constate dans le système de gestion Xgest, c’est que ces discipline sont retombées à 1 de coefficient en 6è, 5è, 4è, au grand désarrois aussi bien des enseignants de ces disciplines que des apprenants eux-mêmes!Les coefficients dans l'école du Gabon

Personnellement, ce jeu ping-pong avec les coefficients du département Education Artistique n’indique que chose: la marginalisation des disciplines artistiques et culturelles, la marginalisation de la culture gabonaise et le manque de connaissance dans l’apport de ces disciplines dans l’épanouissement réel des individus scolarisés; l’ignorance quand que fait que c’est discipline sont en réalité les fondement même de l’apprentissage des métiers ne notre millénaire (cinéastes, architectes designers, web-entrepreneur, anthropologue,sociologue, infographistes, musiciens, etc) . Le débat est véritablement ailleurs et pas sur l’harmonisation continuelle des coefficients.

Statuer sur des coefficients définitifs et résoudre le vrai problème dans l’éducation au Gabon

Dans notre système éducation, beaucoup classent les matières en suivant une logique qui me dépasse un peu: selon la majorité, il y a des matières au-dessus des autres: les Mathématiques, la Physique, le Français, l’SVT, l’Economie, la Philosophie; il y a des matières moyennes: les langues vivantes, l’EPS; et il y les sous-matières: les arts et cultures. Il y a qu’en Afrique, et particulièrement au Gabon que l’on pense ainsi!

Curieusement, depuis que ces matières supérieures existent et sont enseignées, aucun grand nom de la science, au grand philosophe, aucune grand homme de lettre, n’émerge et fait parler du Gabon à l’échelle international, comme Cheick Modibo Diara du Mali, Cheick Anta Diop du Sénégal, Ernest Simo du Cameroun, Jean Patrick Keka Okase, de RDC, Souleyman Bachir Diagne, Nadia Yala Kisukidi, etc.

Alors, pour statuer définitivement sur ce problème de coefficients, tout en berçant les cœurs de ce qu pensent que l’art et la culture ne servent à rien (l’ignorance n’est pas seulement le propre des illettrés), pour quoi ne pas compter 2 de coefficient au premier cycle et 3 de coefficient au second cycle pour les disciplines artistique et culturelles?

Réfléchissons en intellectuels

La re-dynamisation du système scolaire gabonais ne dépend pas seulement d’une harmonisation perpétuelle des coefficients, mais surtout d’un changement en mentalité au niveau des enseignants, toutes disciplines confondues. Penser que telles matières sont plus importantes que d’autres, c’est faire penser les apprenants que seules ces matières “importants” importent.

1 Commentaire
  1. Zue André Ludovic 2 mois depuis

    C est tte la tristesse d un système éducatif en perte d orientation,de système de pilotage a vue

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