Les chefs d’établissements scolaires du Gabon ont une lourde responsabilité dans l’échec scolaire chez nos apprenants

A l’heure où on essaie de trouver des mécanismes pour rehausser l’image de l’éducation au Gabon, des personnes “très bien éduquées”, soit disant “intellectuels” et censés être au fait des engagements et dispositions pris par les hautes Autorités de la République pour améliorer aussi bien les méthodes d’apprentissage de nos jeunes enfants que leur épanouissement scolaire (intellectuel et professionnel), excellent dans le désordre et la sottise intellectuelle!

Les chefs d'établissements et l'échec scolaire au GabonQui a donné le pouvoir à certains chefs d’établissements du Gabon de comment devrait s’organiser les différents départements scolaires dans les établissements? Qui a donné le pouvoir aux chefs d’établissements scolaires du pays de décider quelle matière est, où sont plus importantes que certaines? Qui a donné au chef d’établissement la latitude de décider quelle matière devrait ne pas être enseignée?

Le secteur d’activité et le département d’enseignement scolaire le plus marginalisé au Gabon

Le domaine des arts et culture n’a jamais eu de beaux jours au Gabon. C’est un secteur considéré comme étant le moins important et le plus insignifiants dans l’évolution intellectuelle et comportementale d’un individu. Mais penser cela c’est en réalité prouver son incapacité à réfléchir et raisonner de manière intellectuelle, justement. Comment comprendre que le monde tout entier, l’existence même de l’homme est régi par les lois artistiques et les identités culturelles? Comment comprendre que tout ce qui nous entour est artistique, mais qu’en même temps on la rejette?

Je ne vais pas rentrer dans la philosophie, mais juste dire que ce qui ce passe dans les établissements scolaires du Gabon par rapport aux disciplines artistiques et culturelles est tout simplement désolant!

Si c’est pas les coefficients qui changent de saison à chaque fois, c’est les chefs d’établissements qui décident d’interrompre les cours des disciplines artistiques pour favoriser les autres disciplines scolaires, ou décident de modifier complètement l’organisation interne de tout un département, comme en témoigne cette enseignante affectée à l’intérieur du pays, dans une groupe sociale dédié aux professionnels de l’enseignement des disciples artistiques et culturelles:

Bonjour chers collègues. j’ai pas l’habitude d’intervenir sur cette plate forme, mais cette fois-ci j’y suis obligée parce qu’ici à Tchibanga l’heure est grave. Nos matières artistiques continuent d’être marginalisées par certains chefs d’établissement secondaires. Pour preuve, dans un grand lycée de place, j’ai été approché par un collègue qui m’a fait comprendre qu’au sein de leur lycée, l’éducation artistique n’est pas considéré comme un département mais plutôt comme une seule matière. Ce qui veut dire que : les élèves composent dans toutes les matières artistiques pendant les évaluations. Et pour le calcule de la moyenne trimestrielle, on additionne les notes obtenues par l’élève dans toutes ces matières artistiques et culturelles et on devise par le nombre de matières pour obtenir une moyenne trimestrielle. Face à cela, que faut-il faire ?

Vous comprenez aisément qu’avec ce type de comportement, vous aurez en fin d’année des redoublements et d’abandons massifs dû au fait que les apprenants n’ont pas pu gérer ce fort taux de matières à étudier. Etudier une matière scolaire à contre cœur n’a jamais aider un élève à se surpasser.

Des chefs d’établissements qui peuvent parfois être anti-pédagogiques et escrocs!

Vous avez aussi ce chef d’établissement, le proviseur du lycée Fanguinoveny (Lambaréné – GABON), qui s’impose en dictateur et racketteur, en faisant payer les apprenants, surtout ceux préparant les examens de fin d’année (Baccalauréat) pour assister au cours de soutien, de gré ou de force, à en croire le témoignage certain de ses élèves sous anonymat.

L’échec scolaire au Gabon est aussi un problème de leadership

Je pense qu’il est vraiment temps que le gouvernement de la République investisse politiquement, économiquement et émotionnellement dans le but de faire des chefs d’établissement des dirigeants efficaces.

“Un bon établissement se reconnaît à la qualité de son chef et je pense que de bons chefs et un bon management sont essentiels à la conduite d’une politique visant à élever les standards à l’école” (Blunkett 1998).

Si nous avons à chaque fois à la tête des établissement des personnes ayant été nommées uniquement grâce à leur obédience politique, nous vous étonner pas que rien ne fonctionne depuis des années. Le mauvais rendement scolaire que l’on enregistre chaque année n’est pas seulement du fait direct de la volonté gouvernementale, ni de celle des parents, enseignants et apprenants eux-mêmes, mais aussi à celui des chefs d’établissements…

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