Une année blanche au Gabon, est-ce possible?

L’année blanche, deux mots qui raisonnent dans l’esprit de certains gabonais comme une espèce de victoire future inavouée!

Dans un pays en pleine crise, où la politique prend malheureusement le dessus sur le social et la bonne marche des affaires étatiques, fort est de constater que certains compatriotes voient en ces deux mots une manière d’influencer les pouvoirs d’une part, et de sanctionner d’autre part,  et un sentiment d’inquiétude, pour d’autres. Quoi qu’il en soit ces sentiments ou comportements s’entremêlent souvent.

Il suffit de saisir les mots-clés: Année-Blanche-Gabon sur Google pour se rendre compte de l’incompréhension qui habite aussi bien les médias en ligne que les gens de la maison Facebook Gabon, quant à la notion d’année blanche, et de qui peut la décréter.

Année blanche au Gabon

En effet, les adeptes de la crise, ceux qui pense qu’une année blanche ferait plus de mal au Gouvernent qu’aux élèves, font souvent référence à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour brandir le spectre d’une année blanche au Gabon. Les médias en ligne, truffés de sous-entendus dans leurs titres, n’hésitent pas à alimenter la  crainte des populations soucieuses du devenir de leur progéniture, et la joie des adeptes du chaos. Car, oui, il ne faut pas avoir peur de le dire, il y des gabonais, de toutes les couches sociales, aussi bien dans le gouvernement que dans “l’opposition”, en passant par les fanatiques supporteurs des deux camps, qui n’ont pas vraiment intérêt à ce que la situation s’améliore. Certains par manque de raisonnement, d’autre par intérêt personnel.

Mais qui peut décréter une Année Blanche dans un pays souverain?

Certainement pas l’UNESCO, comme beaucoup semble le penser. Le rôle de l’UNESCO est essentiellement centré sur l’Education pour le Développement Durable (EDD), à travers ses 4 grands axes:

  • améliorer la qualité de l’éducation de base ;
  • donner de nouvelles orientations aux programmes éducatifs ;
  • œuvrer en faveur d’une meilleure compréhension et de la sensibilisation du public ;
  • assurer les formations nécessaires.

Plus d’infos sur le rôle de l’UNESCO

L’UESCO n’a pas pour vocation de sanctionner un pays en matière d’éducation, ni de décréter une année blanche à sa place. Son rôle est de s’assurer de la conformité de l’application de politiques internes à matière d’éducation, à l’échelle internationale.

Alors, qui peut décréter une année blanche?

Seul les gouvernement sont habilités à décréter une année blanche lorsque ces derniers le juge nécessaire.

Peut-on décréter une année blanche au Gabon?

La vrai question qu’il faudrait réellement se poser c’est: devrait-on décréter année blanche au Gabon et dans quelle conditions?

Je pense qu’une année blanche permettra de remettre à plat tous les problèmes qui minent le secteur de l’éducation depuis des dizaines d’années. Cela permettrait aussi de voir qui est qui, aussi bien dans le gouvernement que dans les syndicats, en faisant en sorte d’écarter tout penchant politique des membres syndiqués et de véritablement mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut.  Cela permettrait enfin de recenser tous les problèmes aux niveaux des établissements scolaires et universitaires, payer tous les impayés et tout harmoniser.

Année blanche au GabonMais décréter une année blanche nécessite que tout le système éducation nationale soit paralysé. Or, ce qui n’est pas le cas. En effet, même si certains établissement, dans certaines villes du Gabon observent le mouvement de grève, d’autres sont, soir en observation de mouvement d’humeur (ce n’est pas une grève), soit en activité. Ce qui donne l’illusion d’une école à deux vitesse. Or dans ces conditions, il est impossible de décréter une année blanche.

La solution?

Soit le Gouvernement met de côté le fait que même-si certains établissement sont en arrêt et que d’autres continuent les cours, et décide d’une année blanche sur toute l’étendue du territoire, ce qui n’est vraiment pas évident et à envisager à cause justement des établissements qui font cours depuis le début de l’année; soit il décide que l’année 2017/2018 sera une année blanche; ou encore il décide de régler tous les problèmes, du moins les plus urgents (nouveaux établissements scolaires et universitaires, fournitures en bancs, accélérations des situations administratives des enseignants,…) pendant la période des grandes vacances 2017.

Et le non moins important, que les aspirations politiques n’empiète pas dans les problèmes et revendications légitimes et réelles de l’éducation. Un enseignant est un pédago-intellectuel, il de devrait pas faire de la politique, cela vaut aussi bien pour les syndiqués que les personnels du Ministère en charge de l’Education.

Faites votre politique aujourd’hui, mais le Gabon doit avoir un futur!

0 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

CONTACTEZ NOUS

Envoyez-nous un message rapide. Si concernant un article du site, veuillez commenter directement sur la page cible.

Sending

©2017 BantoozoneCommunauté | Conditions Générales | Mentions Légales | Édité par Xeta-Digital Corp.

or

Se connecter avec vos coordonnées

or    

Forgot your details?

or

Create Account